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Nouvelles de ClubLink

Tour d’horizon étourdissant

11 JUN 2019

On a peut-être commencé à voir se dessiner un profil à la suite du Championnat de la PGA. S’il y avait un point d’atterrissage confortable au sommet, le couronnement de Brooks Koepka semblait l’issue prédestinée pour un golfeur à la carrière stellaire: quatre titres majeurs en deux ans, dont deux coup sur coup. Qui dit mieux?

Sauf que j’avais déjà deux autres candidats dans ma mire pour la saison. Je voyais bien Rory McIlroy ajouter quelques titres à sa victoire au Championnat des Joueurs au TPC Sawgrass en début de saison pour conclure avec le titre de l’Omnium britannique conquis en sol natal, au Royal Portrush. Mais la renaissance de Tiger Woods à Augusta nous a fait oublier Rory un moment pour accueillir avec espoir un été de cols montés et recommencer à compter le nombre de titres majeurs qu’il reste à conquérir pour le Tigre s’il compte fracasser tous les records.
Mais il reste Brooks! Ah, Brooks… On dirait que son heure est venue. Un score de 128 sur les 36 premiers trous au Bethpage Black! Une échappée remarquable en tournoi majeur sur un parcours alambiqué.

Mais non! Attendez un peu, voilà McIlroy à nouveau – gardons le fil. Après cette performance extraordinaire de l’Irlandais du Nord à Hamilton, me voilà en train de chercher encore une fois qui sera le grand vainqueur de la saison, et j’en perds mon latin.

Mais peut-être bien que je me trompe. Doit-on constamment être à la recherche de l’absolu? Aurons-nous toujours besoin d’un nouveau Tiger?
On était bien quand le Tigre régnait en maître incontesté du golf. On l’aimait ou on ne l’aimait pas, c’était le seul choix qui nous était offert. Il ne servait à rien de discuter des mérites de tel ou tel autre grand golfeur, personne ne nous écoutait. On dirait que c’est ce que cherchent les amateurs de golf. Mais cette époque est peut-être révolue, il se pourrait fort bien que ça n’arrive plus jamais. Il y a beaucoup trop de grands golfeurs sur le terrain, maintenant, pour qu’une telle domination se reproduise. Différents joueurs partageront l’avant-scène et on aurait tort de braquer les projecteurs sur un seul, que ce soit Rory ou Brooks. Il reste encore bien des tournois importants à jouer cette année et nombreux sont les golfeurs de grand talent qui auront leur mot à dire sur l’issue de la saison.

Alors, profitons plutôt de la variété car, si Brooks ou Rory parvenait à capturer le sommet du sport et à le conserver sans partage, on s’ennuierait peut-être de cette ère d’équité et de pluralité où diverses personnalités tentent de capter notre attention. C’est peut-être épuisant de toujours déplacer les projecteurs, mais quel plaisir!